Faciliter la conjugaison grâce aux images mentales

La conjugaison consiste à écrire correctement un verbe, en fonction de son sujet et du temps de la phrase. L’apprentissage de la conjugaison est donc indispensable pour écrire sans faute. Cependant c’est un apprentissage long et complexe compte tenu du grand nombre de terminaisons des verbes et des nombreuses exceptions.

Actuellement, les programmes préconisent une progression des verbes en fonction de leurs occurrences : apprendre en premier les verbes les plus fréquents, c’est-à-dire une dizaine de verbes complètement irréguliers et les verbes du 1er groupe, à tous les temps. Puis étudier les verbes du 2ème, 3ème groupe et des exceptions. Cette progression, logique et pragmatique, a cependant un travers. Elle se traduit généralement par l’apprentissage par cœur des verbes irréguliers, individuellement, qui ne permet pas :

  • de mettre en évidence les récurrences sur tous les verbes, qui vont permettre de réduire l’apprentissage ‘par cœur’
  • et d’en déduire des règles, qui sont applicables à tous les verbes, à part quelques exceptions (qui seront étudiées ultérieurement au fur et à mesure de leurs rencontres).

Cela peut vite donner à l’enfant l’impression que la conjugaison est une « énorme montagne infranchissable » de verbes à apprendre par cœur et le décourager. Et, pendant longtemps, l’enfant n’a pas à sa disposition d’outil de référence simple et rapide d’utilisation, pour lui permettre d’écrire correctement (avec une forte probabilité de chances) les verbes dans ses productions d’écrit libre de façon autonome.

Le découragement, c’est le sentiment que mon fils à éprouver face à la conjugaison en CE1. Si dans un premier temps, l’apprentissage par cœur de la dizaine de verbes au présent puis au futur semblait bien se dérouler, quand la maitresse a commencé à lui demander d’être capable d’utiliser les verbes à ces 2 temps en même temps et a rajouté l’imparfait et le passé composé, il a été complètement perdu. Et je ne m’en suis rendu compte que le jour où il s’est effondré en larmes devant ses devoirs qu’il n’arrivait pas à faire, en me disant : « Maman, je suis nul, je n’y comprends rien ! Je ne comprends rien à ce que dit la maitresse et à ces exercices. » Dur, dur… Comment l’aider alors qu’il était complètement démotivé et qu’il s’était braqué contre la conjugaison ?

Je me suis alors activement mis à la recherche « d’outils support », auxquels mon fils pourrait se référer pour résoudre ses exercices ou productions d’écrit de façon autonome. Je souhaitais également, grâce à la compréhension et grâce à de nombreuses manipulations, que ces outils permettent à mon fils d’apprendre la conjugaison de façon logique, durable, de la façon la plus ludique possible et qu’il reprenne confiance en lui !

Je me suis beaucoup inspirée de nombreuses réflexions et partages sur internet, en particulier :

  • la « conjugaison horizontale » et la « conjugaison en passant par l’oral » (François Kleczewski, le web pedagogique, charivari, Lutin Bazar, Kyban, Montessori Mais Pas Que) ;
  • du site Les clés de ma classe, où j’ai repris la progression : l’étude des terminaisons récurrentes pour tous les temps en premier, puis l’étude des terminaisons spécifiques restantes, temps par temps. C’est particulièrement utile en soutien scolaire, lorsque les enfants ont déjà vu un certain nombre de notions sans les avoir bien comprises, de leur montrer qu’ils peuvent rapidement mettre en application les nouveaux outils, utiles pour tous les temps. Cela leur redonne confiance en eux et permet de poursuivre plus sereinement le soutien avec de nouveaux outils complémentaires plus spécialisés.
    J’ai également repris de ce site, plusieurs idées de représentations imagées, en particulier les totems pour représenter les terminaisons et la haie de l’imparfait.

Amis blogger, si vous me lisez, je vous remercie sincèrement de la grande qualité de vos partages !

C’est en combinant ces réflexions, que j’ai construit les outils de « Conjugaison en images mentales » pour aider mon fils et que je vous partage ci-dessous. Le but de ce partage est :

  • bien sûr, d’essayer d’apporter une aide aux enfants (et à leurs parents !) en difficultés dans l’apprentissage de la conjugaison,
  • mais également d’inviter au partage d’expérience, pour améliorer ces documents grâce à vos retours. Merci d’avance pour vos commentaires 🙂

Dans cet article, je vous propose de :

Prérequis : s’assurer que l’enfant sache identifier les verbes et distinguer les temps

Pour que l’enfant puisse utiliser les images mentales de conjugaison ci-après, il faut d’abord s’assurer qu’il sait déjà :

  1. identifier un verbe
    • savoir au moins distinguer un verbe d’action, d’un nom et d’un déterminant dans de courtes phrases ; les verbes d’état (être, paraitre, sembler…) pourront être abordés dans un second temps.
      • Si cette acquisition est encore fragile, on pourra faire une présentation Montessori du verbe, comme décrit dans l’article de Family and co, qui met l’enfant en action, pour qu’il s’imprègne physiquement du sens du verbe d’action.
    • avoir pris conscience qu’un verbe change de terminaisons (= s’accorde) en fonction du pronom personnel et du temps
      • On pourra le consolider par l’observation : prendre une phrase et l’écrire à différents temps. Exemple : Tu manges une pomme. Tu mangeais une pomme. Tu mangeras une pomme. Nous mangeons une pomme. Nous mangions une pomme.  Nous mangerons une pomme. Vous mangez une pomme. Ils mangent une pomme. Il s’agit de manger une pomme. Faire remarquer les différentes formes que peut prendre le verbe et identifier que seule la terminaison varie.
      • Pour les parents, pour se remémorer les principales notions à appréhender, les très belles fiches de Les clés de ma classe.
    • être capable d’identifier l’infinitif d’un verbe (par exemple, en se posant la question « Il s’agit de quoi faire ? Il s’agit de… marcher, sentir. »)
    • distinguer un verbe conjugué d’un verbe à l’infinitif (indispensable pour identifier si le verbe est en -er ou non, ce qui sera nécessaire pour choisir la bonne terminaison)
  2. reconnaitre le temps d’une phrase : « est-ce qu’elle est au passé, au présent, au futur ? », par exemple, par des petites questions à l’oral. On peut s’aider d’une frise du temps. Cette étape doit être bien assimilée pour éviter les confusions ultérieures quand on rajoute la complexité des terminaisons.
  3. la signification des pronoms personnels sujet (je, tu, il/elle, nous, vous, ils/elles), de l’identification du sujet du verbe et du pronom personnel par lequel il peut être remplacé

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Principe fondateur : passer par l’oral pour écrire le verbe conjugué

Le principe fondateur de cette approche de la conjugaison, qui s’adresse à  tous les enfants maitrisant couramment le français à l’oral, est de lui proposer d’appliquer la règle suivante (valable pour le présent/futur/imparfait) :

A chaque fois que tu dois écrire un verbe conjugué :

  • tu écris d’abord « à l’oreille » ce que tu entends
  • puis tu rajoutes la terminaison qui va bien, en t’aidant de tes outils support (détaillés dans la suite de l’article) :
    • les terminaisons communes à tous les temps (pour ‘tu’, ‘nous’, ‘vous’, ‘ils/elles’)
    • les terminaisons spécifiques à chaque temps : présent, futur, imparfait (pour ‘je’, ‘il/elle/on’)

NB : Cette règle ne peut pas être utilisée par des personnes ne maitrisant pas la langue française à l’oral (FLE).

Cette règle couplée avec l’utilisation des outils support ci-dessous permet rapidement à l’enfant d’être en mesure de conjuguer en autonomie correctement la plupart des verbes sans erreur.

 

Point d’attention : comme on invite l’enfant à passer par l’oral pour écrire le verbe conjugué en ne s’interrogeant que sur les terminaisons, il est important de travailler les erreurs courantes à l’oral :

  • ils voient et non pas ils voyent
  • ils croient et non ils croivent
  • vous dites et non pas vous disez
  • vous faites et non pas vous faisez
  • vous dites et non pas vous disez

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Les terminaisons communes à tous les temps, en images mentales

En analysant les terminaisons des verbes au présent/futur/imparfait, on se rend compte que les terminaisons des verbes aux 4 personnes : tu, nous, vous, ils/elles, présentent toujours les mêmes caractéristiques.

Pour vous en persuader, prenons des exemples :

  • tu marches, tu marchais, tu marcheras, tu sentis, tu sentais, tu sentiras
  • nous marchons, nous marchions, nous marcherons, nous sentions, nous sentions, nous sentirons
  • vous marchez, vous marchiez, vous marcherez, vous sentez, vous sentiez, vous sentirez
  • ils marchent, ils marchaient, ils marcheront, ils sentent, ils sentaient, ils sentiront

Nous ferons découvrir à l’enfant ces récurrences au travers de relevés de verbes dans un livre ou via des petites phrases que nous écrirons devant lui.

Nous pourrons alors proposer à l’enfant d’appliquer la première partie de la règle définie précédemment (valable au présent/futur/imparfait, les 3 temps abordés en CE1/CE2) :

A chaque fois que tu dois écrire un verbe conjugué avec tu, nous, vous, ils/elles :

  • tu écris d’abord « à l’oreille » ce que tu entends
  • puis tu rajoutes la terminaison :
    • avec ‘tu’ -> ‘s’
    • avec ‘nous’ -> ‘ons
    • avec ‘vous’ -> ‘ez’
    • avec ‘ils/elles’ -> ‘nt’

Concernant le passé simple, les terminaisons de ‘tu’ et ‘ils/elles’ sont encore les mêmes ; seuls celles de ‘nous’ et ‘vous’ sont différentes.

 

Pour accompagner la règle ci-dessus et aider à sa mémorisation, on pourra utiliser les images mentales ci-dessous.

Image mentale de 'tu' (représenté par un charmeur de serpent et son panier) qu'il faut toujours associer avec un 's' (le serpent)
Image mentale de ‘tu’ (représenté par un charmeur de serpent et son panier) qu’il faut toujours associer avec un ‘s’ (le serpent)
Image mentale de 'nous' (représenté par le trou dans l'arbre de l'écureuil, avec une pancarte en interdisant l'accès au  serpent, qui permet de se souvenir que 'nous' prend un 's') qu'il faut toujours associer avec 'ons' (le 'o' étant représenté par la tête de l'écureuil, le 'n' ses pattes et le 's' sa queue)
Image mentale de ‘nous’ (représenté par le trou dans l’arbre de l’écureuil, avec une pancarte en interdisant l’accès au serpent, qui permet de se souvenir que ‘nous’ prend un ‘s’) qu’il faut toujours associer avec ‘ons’ (le ‘o’ étant représenté par la tête de l’écureuil, le ‘n’ ses pattes et le ‘s’ sa queue)
 Image mentale de 'vous' (représenté par la ruche, avec une pancarte en interdisant l'accès au serpent, qui permet de se souvenir que 'vous' prend un 's') qu'il faut toujours associer avec 'ez' (le 'e' étant représenté par la fleur tenue par l'abeille en forme de 'z')
Image mentale de ‘vous’ (représenté par la ruche, avec une pancarte en interdisant l’accès au serpent, qui permet de se souvenir que ‘vous’ prend un ‘s’) qu’il faut toujours associer avec ‘ez’ (le ‘e’ étant représenté par la fleur tenue par l’abeille en forme de ‘z’)
Image mentale de ‘ils/elles’ (où les ‘s’ sont représentés par des serpents) qu’il faut toujours associer avec « nt » (le ‘n’ étant le panier du charmeur de serpent retourné et le ‘t’ le charmeur de serpent’). Cette image est volontairement similaire à celle de ‘tu’ : le ‘s’ de ‘ils/elles’, que l’on pourra faire prononcer à l’enfant quand il conjugue (=cherche à accorder le verbe) doit évoquer automatique chez l’enfant le charmeur et son panier.

En synthèse, on peut présenter les terminaisons communes au présent/futur/imparfait, sous forme de tableau.

Conjugaison - Terminaisons communes à tous les temps

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Les terminaisons spécifiques au présent, en images mentales

Quand on observe la conjugaison des verbes au présent, on constate que leurs terminaisons peuvent être regroupées en 9 familles, comme indiqué dans le tableau ci-dessous.

Conjugaison - Terminaisons des verbes au présent en 9 familles
Conjugaison – Terminaisons des verbes au présent en 9 familles

NB : il y a quelques exceptions concernant les verbes en -dre. Par exemples, résoudre-> je résous, absoudre -> j’absous, geindre -> je geins, joindre -> je joins, craindre -> je crains…

Ce qu’il est important de retenir :

  • aux 3 personnes du singulier, la grande majorité des verbes se conjuguent avec les terminaisons ‘-s/-s/-t’ au présent (d’où le symbole de la couronne car ce sont les « terminaisons reines »)
  • les verbes en -er (1er groupe) avec ses terminaisons en ‘e/es/e’ sont des exceptions, parfois piégeuses (je plie -> plier versus je remplis -> remplir)
  • les terminaisons des 3 personnes du pluriel sont toujours les mêmes (à 4 exceptions près), et peuvent être mémorisées grâce aux images mentales

 

Pour faire découvrir aux enfants, les différentes terminaisons des verbes conjugués au présent, on s’appuiera sur un texte écrit au présent choisi avec soin ou de phrases présélectionnées, dans lequel on trouvera les terminaisons de verbes que l’on veut mettre en évidence. Par l’analyse des verbes conjugués identifiés, l’enfant en déduira lui-même les terminaisons des verbes au présent, qu’il pourra représenter sous forme d’un tableau (comme ci-dessous).

Pour aider l’enfant à mémoriser ces terminaisons, on peut aussi lui proposer de s’appuyer sur l’une des 2 images mentales ci-dessous : la première est plutôt destinée aux CE1/CE2 et la seconde, plus complète, aux CM1/CM2.

Conjugaison-Terminaisons des verbes au présent - Image mentale niveau CE1
Image mentale des terminaisons des verbes au présent, destinée à des enfants de CE1/CE2. Les verbes du 1er groupe sont des exceptions !
Conjugaison-Terminaisons des verbes au présent - Image mentale niveau CM
Image mentale des terminaisons des verbes au présent, destinée à des enfants de CM1/CM2

Explications sur les choix de représentation :

  • le totem : il permet de représenter les terminaisons de façon groupées, les unes en dessous des autres (comme les tables de conjugaison). Les totems du singulier (je, tu, il/elle/on) sont identifiés par 1 masque (= le verbe concerne 1 personne) ; les totems du pluriel (nous, vous, ils/elles) sont identifiés par 3 masques (= le verbe concerne plusieurs personnes). On retrouve les images mentales des terminaisons récurrentes à tous les temps dans ces totems : l’enfant n’a plus qu’à retenir ce qui est nouveau (au présent, seules les personnes du singulier sont différentes).
  • la taille des totems : elle retranscrit le nombre de verbes concernés par ces terminaisons et donc l’importance d’apprendre les plus gros = les plus utilisés en premier.
  • la couronne sur le totem des terminaisons les plus courantes du singulier : par défaut, ce sont ces terminaisons que l’enfant doit appliquer au présent.
  • les horloges sur le dessus des totems : elles indiquent que le totem est également utilisé à d’autres temps. Elles permettent de visualiser les similitudes de terminaisons et de réduire le ‘par cœur’.
  • la couleur jaune pour le présent : c’est la couleur généralement utilisée en Montessori. Cela facilite la réutilisation d’activités complémentaires en conjugaison, de type Montessori, disponibles sur internet.
  • les terminaisons de ils/elles, sont toujours en ‘ent’ sauf pour 4 verbes : sont, ont, font, vont.

Pourquoi est-ce que les verbes du 2ème groupe ne sont pas représentés ?

Je vous invite à lire l’excellent article de Charivari à ce sujet ‘Comment j’ai tué le 2ème groupe des verbes’.

En synthèse :

  • Quand on est adulte et que l’on écrit, on ne se pose jamais la question de « est-ce que ce verbe en ‘-ir’ fait ‘-issons’ à la première personne du pluriel au présent ? » pour savoir l’écrire correctement. Les verbes en -ir du 2ème et du 3ème groupe, s’écrivent avec les terminaisons ‘par défaut’, c’est-à-dire les terminaisons du totem à la couronne.
    • NB : Dans les IO 2015, on ne demandait d’ailleurs plus d’apprendre les groupes de verbes ; la notion de 2ème groupe avait été supprimée.
  • Lorsque l’enfant aura compris les bases de la conjugaison et saura l’utiliser dans ses écrits le plus tôt possible, on pourra alors lui proposer, dans une étude plus approfondie de la conjugaison, de comprendre notre système de conjugaison avec sa répartition des verbes en 3 groupes.
  • En FLE, pour les personnes ne maitrisant pas le français à l’oral, l’apprentissage via la différenciation des 3 groupes de verbe reste indispensable.

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Présent : les verbes avoir et être en images mentales

Les verbes avoir et être (également appelés auxiliaires) sont très irréguliers. Cependant, ils sont tellement utiles qu’il est indispensable que les enfants les apprennent rapidement. On prendra le temps de bien expliquer aux enfants que ces 2 verbes sont irréguliers, c’est-à-dire qu’ils ne respectent pas les règles des « terminaisons du présent ».

On pourra s’aider des 2 images mentales ci-dessous pour aider l’enfant à retenir les conjugaisons de ces 2 verbes.

Conjugaison-Image mentale du verbe avoir au présent
Les terminaisons des 3 personnes du singulier du verbe avoir sont irrégulières. C’est pourquoi un totem dédié y a été consacré. Pour aider à la mémorisation de ce totem, une petite phrase mnémotechnique : « J’ai l’as ! Ah ah ! » qui va permettre de se remémorer « ai/as/a », sans oublier que ces 3 formes conjuguées commencent par la lettre ‘a‘ comme ‘avoir’.
Pour les 3 personnes du pluriel, si les terminaisons sont classiques, le radical est lui irrégulier, ce qui rend l’identification du verbe conjuguée complexe. Il faut passer par l’oral, dans une phrase qui fait du sens, pour la retrouver. Il est ici proposer d’utiliser
la phrase ‘avoir l’as’ (nous avons l’as, vous avez l’as, ils ont l’as, que l’on peut aussi utiliser sur les 3 personnes du singulier, j’ai l’as, tu as l’as, il a l’as) ; comme elle reste dans la thématique du totem du singulier sa mémorisation en est simplifiée.
Conjugaison-Image mentale du verbe avoir au présent
Pour les 3 personnes du singulier du verbe « être », si les terminaisons sont classiques, c’est le radical qui est complètement irrégulier qui rend difficile l’identification de la forme conjuguée. On peut pour cela passer par l’oral, dans une phrase qui fait du sens. Dans cette image mentale, on propose la phrase « être magicien » qui peut aussi être accompagnée des petites histoires ci-dessous pour retenir comment écrire les radicaux.
Pour les 3 personnes du pluriel du verbe « être » les radicaux et les terminaisons sont irrégulières, d’où un totem spécifique, dont on peut faciliter la mémorisation avec les images mentales et les petites histoires spécifiques détaillées ci-dessous.

Pour expliquer chaque ligne imagée de la conjugaison du verbe être au présent, on peut raconter les histoires suivantes :

  • Je suis un magicien et je fais un tour de magie en faisant apparaitre le totem du présent.
  • Tu es un magicien, appelé « Tu ». « Tu » fait apparaitre sa première lettre « e» pour qu’on le reconnaisse.
  • Il est un magicien et « Il » fait apparaitre descendre le serpent qui représente le « s » entre le « e » et le « t ».
  • Nous sommes 2 magiciens. Le plus sage d’entre nous fait apparaitre le début du mot qui correspond à ce que l’on entend. Le second, plus coquin, fait apparaitre l’écureuil, assis dont les 2 pattes forment un « m», qui a trouvé un gland formant un « e » et avec la queue en forme de « s ».
  • Vous êtes 2 magiciens. Le plus sage fait sortir de son chapeau (l’accent circonflexe) la première lettre de son nom, le « e». Le second, plus coquin transforme l’abeille en serpent ! Celui-ci tient toujours la fleur de l’abeille.
  • Ils et elles sont 2 magiciens qui possèdent des serpents dressés par le charmeur de serpent.

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Les terminaisons spécifiques au futur, en images mentales

Quand on observe la conjugaison des verbes au futur, on constate que leurs terminaisons sont toujours les mêmes.

Conjugaison-Terminaisons des verbes au futur

Pour faire découvrir aux enfants, les terminaisons des verbes conjugués au futur, on s’appuiera sur un texte écrit au futur choisi avec soin ou de phrases présélectionnées, dans lequel on trouvera les terminaisons de verbes que l’on veut mettre en évidence. Par l’analyse des verbes conjugués, l’enfant en déduira lui-même les terminaisons des verbes au futur, qu’il pourra représenter sous forme d’un tableau (comme ci-dessous).

Pour aider l’enfant à mémoriser ces terminaisons, on peut aussi lui proposer de s’appuyer sur l’image mentale ci-dessous.

Conjugaison-Terminaisons des verbes au futur- Image mentale
Image mentale des terminaisons des verbes au futur

Pour favoriser la mémorisation de cette image mentale du futur lorsqu’on l’introduira à l’enfant, on pourra lui raconter la petite histoire suivante : « Dans le futur il y a aura un fort coup de vent qui gonflera la manche à air (qui sonne comme la lettre -r-) et cassera les totems du singulier du présent. Ils seront remplacés par le totem du verbe avoir au singulier.« 

Sur cette image mentale, sont conservés les mêmes éléments de représentations que pour les affiches des terminaisons du présent, avec les ajouts suivants :

  • la couleur rouge pour le futur : c’est la couleur généralement utilisée en Montessori. Cela facilite la réutilisation d’activités complémentaires en conjugaison, de type Montessori, disponibles sur internet.
  • la manche à air qui représente le -r-, isolé, dissocié de la terminaison, pour 2 raisons :
    1. pour retrouver les terminaisons déjà apprises au présent
    2. parce qu’il n’est pas indispensable à retenir, on l’entend lorsque l’on passe par l’oral.
  • le manchon à air, qui représente le -r-, qui permet de vérifier que la forme conjuguée au futur est bonne si elle comprend bien un ‘-r-‘, que l’enfant retiendra facilement grâce à la petite histoire d’introduction à cette image mentale du futur.
  • le totem des terminaisons du singulier, identique à celui du verbe « avoir » des 3 premières personnes du verbe avoir, déjà connu des enfants, ce qui permet de réduire le ‘par cœur’.
  • rappel : les horloges sur le dessus des totems qui indiquent que le totem est également utilisé à d’autres temps. Elles permettent ici, de se rendre compte que les terminaisons ont déjà apprises au présent et qu’elles s’appliquent de nouveau, ce qui permet de réduire le ‘par cœur’.

Les terminaisons spécifiques à l’imparfait, en images mentales

Quand on observe la conjugaison des verbes à l’imparfait, on constate que leurs terminaisons sont toujours les mêmes.

Conjugaison-Terminaisons des verbes à l'imparfait

Pour faire découvrir aux enfants, les terminaisons des verbes conjugués à l’imparfait, on s’appuiera sur un texte écrit à l’imparfait choisi avec soin ou de phrases présélectionnées, dans lequel on trouvera les terminaisons de verbes que l’on veut mettre en évidence. Par l’analyse des verbes conjugués, l’enfant en déduira lui-même les terminaisons des verbes à l’imparfait, qu’il pourra représenter sous forme d’un tableau (comme ci-dessous).

Pour aider l’enfant à mémoriser ces terminaisons, on peut aussi lui proposer de s’appuyer sur l’image mentale ci-dessous.

Conjugaison-Terminaisons des verbes à l'imparfait- Image mentale
Image mentale des terminaisons des verbes à l’imparfait

Pour favoriser la mémorisation de cette image mentale du futur lorsqu’on l’introduira à l’enfant, on pourra lui raconter la petite histoire suivante : « Autrefois, il n’existait qu’un totem du singulier -s/-s/-t. Il était caché dans la forêt derrière une haie (qui permet de se souvenir du -ai- qui se retrouve dans les formes conjuguées des 3 premières personnes du singulier). »

Sur cette image mentale, sont conservés les mêmes éléments de représentations que pour les affiches des terminaisons du présent, avec les ajouts suivants :

  • la couleur noir pour le passé (et donc l’imparfait) : c’est la couleur généralement utilisée en Montessori. Cela facilite la réutilisation d’activités complémentaires en conjugaison, de type Montessori, disponibles sur internet.
  • la haie qui représente le -ai- (ou -i-), isolé, dissocié de la terminaison, pour 2 raisons :
    1. pour retrouver les terminaisons déjà apprises au présent
    2. parce qu’il n’est pas indispensable à retenir, on l’entend lorsque l’on passe par l’oral.
  • la haie, qui représente le -ai-, qui permet de vérifier que la forme conjuguée à l’imparfait est bonne si elle comprend bien un ‘-ai-‘ ou ‘i’, que l’enfant retiendra facilement grâce à la petite histoire d’introduction à cette image mentale de l’imparfait.
  • le totem des terminaisons du singulier, identique à celui du verbe « avoir » des 3 premières personnes du verbe avoir, déjà connu des enfants, ce qui permet de réduire le ‘par cœur’.
  • rappel : les horloges sur le dessus des totems qui indiquent que le totem est également utilisé à d’autres temps. Elles permettent ici, de se rendre compte que les terminaisons ont déjà apprises au présent et qu’elles s’appliquent de nouveau, ce qui permet de réduire le ‘par cœur’.

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Tableau de synthèse des terminaisons des temps simples de l’indicatif, à compléter du CE1 au CM2

Deux tableaux de synthèse des terminaisons pour tous les temps : le premier complet et, le second, à proposer à des enfants de CE1/CE2 qui ont déjà vus les principales terminaisons au présent/futur/imparfait et qui complèteront le tableau au fur et à mesure de leurs découvertes (irrégularités complémentaires du présent, passé simple).

Tableau de synthèse des terminaisons à compléter
Tableau de synthèse des terminaisons
Tableau de synthèse des terminaisons à compléter
Tableau de synthèse des terminaisons à compléter au fur et à mesure des apprentissages

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Document complet à télécharger

Document regroupant l’ensemble des images mentales présentées ci-dessus (qui peuvent être enregistrées par un clic droit sur l’image souhaitée et sélection dans le menu ‘Enregistrer l’image sous…’) : à télécharger ici.

Si vous avez apprécié ce document, je compte sur vous pour me laisser un commentaire 🙂 Un petit merci me ferait très plaisir. Vos remarques, suggestions d’amélioration et mode d’utilisation (IEF, soutien scolaire à la maison, APS…) me permettront d’améliorer ce document et de mieux appréhender vos attentes. Merci d’avance !

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Articles complémentaires

Pour aller plus loin sur le présent :

Pour aller plus loin sur les terminaisons à ne pas confondre :

Jeu utile pour s’entrainer avec les conjugaisons des verbes en s’amusant :

  • article à venir sur la présentation des jeux Conjudingo

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